Qu’est-ce qu’un CFA ?

Un CFA ou Centre de Formation des Apprentis est un organisme de formation qui reçoit les jeunes de 16 à 25 ans. Il leur procure une formation générale soutenue par une formation technologique et pratique au sein d’une entreprise publique ou privée en vue de leur donner des diplômes et des expériences professionnelles. L’objectif est ainsi de leur aider à intégrer facilement l’univers du travail en leur léguant des connaissances et des savoirs théoriques et pratiques. Le CFA du 91e est donc un centre de formation professionnelle.

Les formations données 

Les formations données par un Centre de Formation des Apprentis sont variées. Il existe même des formations diplômantes dans tous les domaines d’activité dans ces organismes. Du CAP au diplôme d’ingénieur et master, ils forment des professionnels reconnus sur le marché du travail. Il n’y a aucune différence entre les cours, les enseignements et les examens qui sont faits par les apprentis et les étudiants en cursus classique. Les diplômes qui sortent des instituts habituels et des centres de formations pour apprentis sont équivalents. Tous les éléments importants inhérents à la formation de l’apprenti sont informés au préalable aux maitres d’apprentissage par les responsables du CFA. Ce dernier est géré par un organisme gestionnaire. Il peut être un organisme public (CCI, chambre des métiers, etc.) ou privé (entreprises, etc.). 

Combien de temps dure une formation en CFA ?

Aucune durée maximale n’est déterminée pour la formation d’un apprenti. Cela dépend en grande partie de ses capacités à apprendre, son niveau de compétences et ses connaissances en général. La formation que les enseignants lui donnent est ensuite adaptée à son niveau. Habituellement, le niveau du diplôme visé détermine le nombre d’heures d’enseignements utiles. Plus il est élevé, plus le nombre d’heures aussi augmentent. 

Néanmoins, il faut réaliser au cours d’une année un minimum de 400 heures de formation. Cette durée minimale est obligatoire pour une formation CFA dans le 91e. Si jamais l’apprenti échoue à son examen, il doit reprendre au moins 240 heures pour l’année de redoublement. 

Comparé aux autres centres de formations, le temps de formation au CFA est plus court. La raison est simple, le temps de travail en entreprise est aussi compté dans la formation et il complète les heures nécessaires pour l’apprenti.  

Les examens au sein des CFA

Comme dans tous les établissements qui donnent des formations professionnelles, des examens sont à passer au sein d’un organisme de formation CFA avant d’obtenir un diplôme. Ces examens vérifient la bonne intégration des enseignements par l’apprenti.

Bien avant d’assister au cours théoriques et pratiques, l’apprenti signe un contrat d’apprentissage dans lequel il accepte de passer les examens prévus dans le cadre de son titre professionnel ou diplôme. Lors de la période des examens, l’entreprise s’engage à laisser 5 jours de congés payés à l’apprenti.  

Comment s’organise la relation entre l’apprenti, son entreprise, et son CFA ?

Pour faciliter la coordination des actions de l’apprenti et des deux organismes auprès desquels il est formé, pour assurer la transparence de l’information entre eux, 3 outils indispensables sont mis en place dont le livret d’Apprentissage, le document de liaison et la fiche Navette. Chacun de ces documents a ses caractéristiques et son utilité. 

Le premier est un document obligatoire qui demande une collaboration des 3 parties. Il permet aux deux encadreurs professionnels et pédagogiques de l’apprenti de suivre son évolution et sa progression. C’est également un moyen d’évaluer sa situation par rapport aux objectifs à atteindre.  Le livret est aussi un repère pour coordonner les acquis théoriques avec les actions menées en entreprise pour l’apprenti. C’est un moyen de mieux se préparer à l’examen qui l’attend à la fin de son cursus.

Le second est destiné au maître d’apprentissage afin qu’il puisse faire un résumé des buts poursuivis par l’apprenti tant en entreprise que dans le centre de formation CFA du 91e. C’est aussi un document qui détermine l’évolution des compétences et aptitudes acquises par l’apprenti et celles qu’il est censées acquérir à travers le reste de sa formation.

Le dernier document est un support destiné pour l’apprenti. Il y met ses observations, ses questions et les résultats des recherches qu’il a faites sur le métier qu’il exerce dans l’entreprise. Il s’agit donc d’une sorte de journal pour que l’apprenti puisse faire un suivi de ses propres expériences dans le monde professionnel afin de prévoir des projets d’activités ou de collecter des informations pouvant lui être utiles. 

Le statut de l’apprenti au sein de l’organisme de formation et sa vie au CFA

Quand un apprenti intègre le CFA du 91e, son statut de salarié d’entreprise ne lui permet pas d’être nommé un élève. Ses heures de travail sont rémunérées par l’entreprise hôte jusqu’à la fin de son contrat de formation. 

Cependant, il doit commencer ses formations dans la même période que les formations dans les institutions de formation habituelles. Ses cours pratiques et théoriques commencent donc en septembre ou en octobre. Des cas de dérogation peuvent être possibles en fonction du contrat signé avec l’entreprise. 

L’organisation entre le temps pour les cours et les applications en entreprise se fait en fonction de l’emploi du temps de l’apprenti. Il doit aussi avoir des moments pour les révisions, la réalisation des devoirs donnés par les enseignants et la préparation aux examens. 

Le financement de la formation CFA 

Un apprenti qui intègre un organisme de formation CFA du 91e doit payer certains frais comme son hébergement, sa restauration et son transport. Il est toutefois possible de bénéficier d’aides venant des Conseils Régionaux qui acceptent souvent de prendre en charge une partie de ces charges. Ils peuvent aussi donner leurs aides pour l’achat des fournitures et matériels professionnels indispensables à la réalisation de la formation. 

De leur côté, les entreprises qui recrutent des apprentis du CFA bénéficient d’aides nationales et régionales à l’embauche, d’avantages fiscaux et des exonérations de charges sociales. Elles peuvent donc avoir des exonérations de cotisations sociales, jouir d’un crédit d’impôt annuel ou d’une aide « TPE Jeunes Apprentis », d’une prime à l’apprentissage, etc. 

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